Retour à “Le Canada et l’impressionnisme”

Nouveaux horizons

Section 6

Nombreux sont les artistes canadiens qui, depuis leur point d’attache à Paris, poursuivent leur découverte vers l’Europe du sud. Le midi de la France est une fin en soi ou une étape vers l’Italie, destination presque obligatoire. Venise, perçue comme la « Porte de l’Orient », est l’étape favorite en Méditerranée. Les artistes sont fascinés par le charme et l’atmosphère uniques de cette ville, en particulier les miroitements de la lumière sur l’eau et les reflets qui animent les façades. James W. Morrice est le meilleur exemple de ces peintres nomades, à l’affût de nouveaux sujets, de nouvelles lumières, réinventant leur technique et leur palette au fil de leurs voyages en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord ou dans les îles.

  • Venise au crépuscule
    James Wilson Morrice, Vers 1901-1902
    Huile sur toile, 65 cm × 46 cm
    Musée des beaux-arts de Montréal
  • En attendant les bateaux de Nevis
    Franklin Brownell, 1916
    Huile sur toile, 41 cm × 52 cm
    Collection particulière, Toronto

La Première Guerre mondiale fait voler en éclat les échanges cosmopolites de Paris, paralyse les trajets transatlantiques et les villégiatures à travers l’Europe.

La plupart des peintres canadiens retournent chez eux ; quelques-uns poursuivent leurs pérégrinations vers d’autres horizons, comme les Caraïbes qui deviennent une destination de choix. Ces vues de terres lointaines, dont ils peignent différents sites, révèlent une fascination pour les lieux et les coutumes qui leur sont étrangers. Ils sont autant de nouveaux sujets et procédés d’exploration dans l’art canadien.

28 Morrice - Jeune vénitienne
29 Jackson - Cyprès, Assise
30 Lettre de Jackson en Italie
31 Morrice - Tanger
32 Morrice Paysage cubain