Retour à “Le Canada et l’impressionnisme”

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Section 7

Si certains peintres comme James Wilson Morrice, Helen McNicoll et William Blair Bruce se fixent en Europe, la plupart des artistes canadiens rentrent chez eux après avoir parachevé leur formation à l’étranger. Ils feront des émules à leur tour, en premier lieu William Brymner qui dispensera pendant 35 ans un enseignement libéral à l’Art Association de Montréal.

Cette première génération d’impressionnistes canadiens applique leurs préceptes aux sujets et particulièrement aux paysages de leur pays, à l’atmosphère et la lumière spécifiques du Nord – ce qui exige de nouvelles stratégies picturales.

L’hiver, la saison la plus inhospitalière pour le travail en plein air, inspire certaines des peintures de paysage les plus emblématiques du Canada.

Halage du bois, Beaupré
Maurice Cullen, 1896
Huile sur toile, 64 cm × 79 cm
Musée des beaux-arts de Hamilton Don du Comité féminin, 1956, à la mémoire de Ruth McCuaig, présidente du comité de 1953 à 1955 (56-56)

La plupart des paysages rassemblés ici ont été réalisés dans la province de Québec. Ils ont en commun de montrer un quotidien humble et laborieux. Fermes, clôtures et traîneaux racontent la présence humaine dans un environnement rude et superbe, évoquant les modes de vie traditionnels et le régionalisme. Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté est, en parallèle à ses grands décors d’histoire, le chef de file de cette peinture rurale. Il réalise des portraits de paysans et des paysages de sa région natale dans une facture où la touche impressionniste se cristallise dans une matière épaisse. Ces vues familières vont détrôner chez les collectionneurs canadiens les œuvres des écoles de Barbizon et de La Haye, auparavant prisées.

33 Cullen - Halage du bois
34 Lettre de Jackson au Canada
35 Cullen - Givre et neige les Laurentides
36 Suzor Coté - Rue dans un village canadien
37 Maria Chapdelaine - Louis Héron
38 Suzor Coté - Dégel soir de Mars