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Sur les pas de Frédéric Bazille à Montpellier

Jean Frédéric Bazille nait à Montpellier le 6 décembre 1841 au sein d’une famille de la bourgeoisie protestante. En 1859, il obtient son diplôme de bachelier en sciences et s’inscrit à la faculté de médecine à Montpellier. À 21 ans, il part pour Paris pour poursuivre ses études et s’inscrit dans l’atelier du peintre suisse Charles Gleyre. Il rencontre Claude Monet, Auguste Renoir et Alfred Sisley avec qui il commence à peindre en extérieur. À partir de l’année 1863, sa vie est rythmée par ses allées et venues entre Paris et Montpellier où il rejoint les siens durant les mois d’été. À Paris, Bazille occupe de nombreux ateliers : rue de Vaugirard, place Fürstenberg avec Monet, rue Visconti, rue de la Condamine ou encore rue des Beaux-arts. C’est au domaine familial de Méric que Bazille exécute ses plus grands chefs d’œuvre : il peint les siens au milieu d’une conversation, des vues du jardin en fleurs ou encore des figures dans un paysage avec le Lez et le village de Castelnau à l’arrière-plan.

Tout au long de sa courte carrière, il côtoie le milieu artistique et littéraire parisien, notamment aux Salons où il rencontre plusieurs peintres avec lesquels il forme le groupe des Batignolles. Rassemblés autour de Manet, la plupart des jeunes peintres qu’il fréquente participeront à la première exposition impressionniste organisée en 1874. Pratiquant lui-même le piano, Bazille est aussi un mélomane passionné et s’intéresse fortement à la création musicale de son temps (Berlioz, Wagner, Schumann). Quand, en juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, Bazille s’engage dans le 3e régiment des zouaves. Il est tué à la bataille de Beaune-la-Rolande le 28 novembre 1870, seulement quelques jours avant son 29e anniversaire. Il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier. À l’inverse de ses contemporains Monet ou Renoir, Bazille ne laisse qu’un corpus restreint d’une cinquantaine de peintures.